

Notre douce Mary Poppins a récemment pris sa retraite. Sa nouvelle maîtresse a eu la bonne idée de nous faire parvenir des nouvelles sous la forme d’un journal personnel. En voici un extrait...
Lundi, 21 avril 2008,
C’est hier que c’est arrivé. Je mue. Pas un peu, beaucoup, énormément, c’est monstrueux, c’est gigantesque, c’est effrayant. J’en laisse partout. J’espère que les oiseaux vont utiliser mon poil pour leur nid au printemps.
Cher journal, j’ai oublié de te dire quelque chose à propos de la journée de samedi. Marie avait oublié son sac à main dans l’auto et nous sommes sorties toute les deux pour aller le chercher. Quand elle a ouvert la porte avant de l’habitacle, je me suis engouffré en dessous du volant. J’étais toute coincée entre la direction et le siège du conducteur. Que j’ai eu peur qu’elle parte sans moi! Je n’avais pas réalisé que c’était pour son sac. Il a fallu reculer le banc et me tirer puis m’appelé puis tirer encore pour que je sorte enfin. OUFFFFF! La frousse que j’ai eue!
Je surveille toujours Tibère, s’il est clame, je suis calme. S’il s’énerve comme lorsque Marie arrive de travailler, je m’énerve aussi, dans la mesure où un terre-neuve s’énerve. Moi je suis bien élevée, je ne m’énerve pas tant que ça. D’ailleurs, Tibère se calme beaucoup plus vite maintenant. Je ne veux pas me vanter, mais c’est grâce à moi. Hen hen hen. C’est l’effet Mary Poppins!
Bon c’est tout pour aujourd’hui, c’était une petite journée. Ha oui j’oubliais. Savais-tu que je peux ouvrir les portes. Si tu ne veux pas que je sorte, il faut fermer les portes. Si elles sont entrebâillées, je les ouvrirai foi de Mary. Tibère, lui, il n’est pas capable. 2 à 0 pour moi.